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Ce blog est entierement (j'insiste bien sur le mot ENTIEREMENT) consacré à tt c'qui est Rock,pop-rock et Metal General

Alors les ames sensibles qui ont deja peur quand ils entendent Tokio Hotel sont prier de cliquer sur la croix rouge la haut

Ceux qui ecoutent du bon rock,metal à longeur de journée sont prier de rester vous etes la bienvenue ,sur ce bonne visite à vous



PS:D'autres groupes sont la bienvenue alors nésitez pas en donnez, merci à vous
PS:Le titre mp3 ki aura le moins de lecture sera remplacé



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# Posté le mardi 08 juillet 2008 10:58

Modifié le samedi 14 mars 2009 21:50

METALLICA

Metallica, comment faire une courte bio de Metallica ? Certainement l'un des groupes les plus populaire du métal, et ceux depuis plus de 20 ans. L'aventure à démarré en 1981 avec Lars Ulrich (batteur) qui monte un groupe pour enregistrer un morceau pour une compilation, il est alors rejoint par James Hetfield (chant), Ron Mc Govney (basse), et Dave Mustaine (guitare solo, que l'on reverra plus tard dans Megadeth). Quelques changements de line up plus tard (Cliff Burton prend la basse et Kirk Hammett la place de Mustaine). Le groupe sort Kill'em All en 1983 et commence les tournées et l'ascension au panthéon du rock, avec Master Of Puppets (1987) le groupe signe ce qui reste pour beaucoup leur meilleur album, lors de cette tournée Cliff Burton meurt dans un accident de bus ; le groupe décide néanmoins de continuer, Jason Newsted (ex Flotsam and Jetsam) rejoint alors le groupe. En 1991 Metallica amorce un tournant avec l'album éponyme (ou Black Album) qui reste l'album de Metallica le plus vendu à ce jour (dépassant les 13 millions de ventes aux USA). En 1996 le groupe continue son changement avec Load puis Reload. En 1998 le groupe sort un double album de reprise : Garage Inc.
Après un live avec l'orchestre symphonique de San Fransisco Jason Newsted quitte Metallica en 2001, Robert Trujillo (ex-Suicidal Tendencies, Ozzy Osbourne,...) prend alors le poste de bassiste et le groupe sort en 2003 St. Anger, album très controversé a cause de son son de batterie assez ignoble.

Metallica a terminé l'enregistrement du "new album" intitulé "Death Magnetic" il sortira vers fin aout debut septembre... MY GOD JE SUIS INPATIENT
METALLICA

# Posté le mardi 08 juillet 2008 11:06

Metallica - Kill em' All

Metallica - Kill em' All
Kill'em All
Note : 18 / 20
Année : 1983




D'emblée les 'Four Horsemen' y vont très fort sur Hit The Lights avec une introduction en crescendo d'une vitesse affolante, s'en suit alors des soli de folie sous fond de grosse rythmique. Le chant de fausset de James Hetfield peut choquer lors des premières écoutes, mais au fil du temps cela passe très bien et apporte un sacré charme à l'album. Les petites jeunes veulent tout déménager et le clament bien fort : "We are gonna kick some ass tonight, We got the metal madness". The Four Horsemen (également surnom des membres du groupe) va d'entrée de jeu vous coller contre le mur de votre chambre avec une intro tonitruante à grands coups de guitares heavy et de batterie. Vient ensuite une rythmique reproduisant une cavalcade effrénée correspondant parfaitement à l'image que nous donne le titre de la chanson. Derrière sa batterie Lars Ulrich est tout simplement monstrueux et Cliff Burton se régale derrière sa basse avec une ryhtmique toute légère et bien groovy. En plein milieu de la musique les Horsemen font un gros break et partent tout en finesse dans des sonorités plus jazzy. Osé, mais diablement efficace. A noter que Dave Mustaine, ancien soliste du groupe et fondateur de Megadeth, en a fait une version personelle intitulée The Mechanix sur l'album Killing Is My Business. Tous les membres du groupe sont fans de Motörhead et dédient le titre Motorbreath à leur groupe phare tout en conservant l'esprit du groupe culte de Lemmy Killmeister. Pas marquante aux premiers abords, Jump in the Fire impressionne de par son solo tout en tapping d'une rapidité assez ahurissante. Kirk Hammett montre ici avec brio une partie sa technicité.

Vient ensuite le titre d'anthologie de Cliff Burton, bassiste de génie trop vite disparu. Cliff avait rejoint le groupe à la seule condition de pouvoir effectuer des soli, chose rarrissime à la basse dans le rock. (Anesthesia) -- Pulling Teeth est un petit bijoux d'harmoniques et d'inventivité. Le morceau est entièrement joué avec une grosse distorsion bien grasse. Les riffs sont géniaux, conçus avec finesse et diantrement efficaces. Si la première partie, sans la batterie, est plutôt calme, la seconde l'est beaucoup moins et Cliff se déchaîne en se prenant pour un Guitar Hero en tappant dans les aiguës, en utilisant le tapping, en enchaintant les hammer on/pull off... Une écoute de ce morceau suffit à comprendre pourquoi Cliff Burton est considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs bassistes metal, et ce même si la musique n'est pas forcément des plus abordables. Si vous voulez voir le maître en action, procurez-vous le DVD Cliff'Em All, tout simplement énorme ! Whiplash nous fait redescendre sur terre et met particulièrement en avant Lars Ulrich, la rythmique à la gratte et à la basse sont du coup bien plus simples. La chanson Phantom Lord est un petit hommage au groupe précédent de James. Le schèma est repris de The Four Horsemen : gros riffs, un passage plus calme avec un solo mélodique, re gros riffs avec un solo thrash... Avec No Remorse les Mets combinent efficacement le heavy et le speed, la fin de la chanson est explosive et vous donnera de ces mals de nuque... Après vient la cultissime Seek & Destroy qui revient quasiment systématiquement en live avec son refrain chanté par le public : "Searching ! Seek & Destroy !". Eh oui, comme quoi il suffit parfois de pas grand chose pour rester dans les annales. Pour finir en beauté les Mets nous offre une chanson dantesque. Metal Militia est en effet l'une des chansons les plus thrash du groupe. Les riffs sont certes simples, mais bien pensés et d'une vélocité à toute épreuve !

Novateur, jouissif, défoulant, bien pensé, Kill'Em All reste plus de 20 ans après sa sortie une petite perle dans le milieu de la musique. Dix titres, tous aussi intéressants les uns que les autres, des morceaux cultes, ce CD est clairement un incontournable. Bien qu'un peu vieillotte sa production est suffisament correcte pour que le dique se laisse parfaitement écouter encore aujourd'hui et seule la voix criade de Hetfield pourra en rebuter quelques uns. A écouter et réécouter !


# Posté le mardi 08 juillet 2008 11:14

Modifié le mardi 08 juillet 2008 15:26

Metallica - Ride The Lightning

Metallica - Ride The Lightning


Ride The Lightning
Note : 18 / 20
Année : 1984

Un an après marqué le monde de la musique avec son Kill'Em All, Metallica change déjà de direction avec Ride The Lightning. Tout en conservant une optique thrash le groupe a su apporté une dimension plus "mélodique" (quel bien grand mot dans ce genre) à ses compositions. Le temps des rythmiques simples et efficaces jouées à toute berzingue est déjà révolu. Ride The Lightning se veut plus réfléchi, mais tout aussi violent...

L'album s'ouvre sur une intro du plus bel effet avec notamment l'emploi d'une guitare douze cordes et de plusieurs autres guitares acoustiques. Vient ensuite un riff dévastateur qui plonge l'auditeur dans une sorte d'armaggedon. Il n'y pas d'autre mot car là est bien le thème de Fight Fire With Fire, l'apocalypse nucléaire sous un déluge de violence. Pour faire simple, cette introduction toute en finesse est une sorte de calme avant la tempête. On retrouve ici une rythmique particulièrement complexe en raison de sa vitesse frénétique et du fait que la même note n'est plus matraquée à outrance comme sur Kill'Em All. Derrière sa batterie, les pieds en permanence sur ses doubles pédales, Lars Ulrich de déchaine et insuffle une puissance supplémentaire à cette musique déjà plus que ravageuse. Le gros break précédant le solo est comme d'habitude chez Metallica une pure réussite et introduit un solo de Kirk Hammett tout simplement magnifique où le tapping en règle disparaît un tantinet au profit d'une vraie recherche musicale. Les notes ne sont plus placées n'importe comment et donnent réellement une phrase musicale. A peine somme nous remis de nos émotions que vient Ride The Lightning, l'une des rares chansons de l'ère Mustaine (Megadeth) à avoir survécu à Kill'Em All, et il aurait été bien dommage de nous en priver tant cette chanson est réussie. Moins thrash, plus heavy, Ride The Lightning vaut surtout qu'on s'y attarde pour sa partie centrale. Les riffs précedants le solo sont en effet composés de mains de maîtres et accompagnent à merveille un solo dont la vitesse va crescendo jusqu'aux limites du possible. La voix criarde de James Hetfield fait toujours défaut, même si elle prend avec du recul un petit air de nostalgie. Que ceux qui pensent que cette chanson dénonce la peine de mort remettent en question cette idée, James Hetfield a simplement voulu parler de ce que pouvait ressentir un condamnée à mort sur sa chaise électrique peu avant son exécution ! Il n'y a donc nul message politique dans cette chanson contrairement aux apparences. Sur For Whom The Bell Tolls le bassiste Cliff Burton met son génie en avant en couplant distorsion et wha-wha afin de donner un résultat des plus impressionnants. A noter que le solo de guitare suivant celui de basse fait furieusement penser à la fin de Fairies Wear Boots de Black Sabbath sur l'album Paranoid... Sinon, juste pour information, la chanson tire ses sources du roman du même nom écrit par Hemmingway et contant l'assaut d'une colline pendant la guerre civile espagnole.

Fade to Black est une première dans l'histoire des 'Horsemen' puisqu'il s'agit là de leur première "power ballad" (une ballade qui finit... bruyante on va dire). Cette chanson avait fait couler beaucoup d'encre à l'époque, beaucoup considérant que Metallica s'était calmé et faisait de la "pop", ce qui est particulièrement réducteur et absurde. Le groupe a écrit cette chanson après le vol de leur équipement lors d'une tournée et les paroles qui en découlent sont particulièrement fortes et portent sur la perte, le suicide... L'introduction est jouée par Hetfield sur une guitare acoustique et Kirk Hammett vient peu après poser une guitare des plus lyriques. Après quelques notes douces s'en suit alors un passage plus lourd après que Hetfield ait fait exploser sa haine. On retrouve cette alternance calme/violence tout au long de la chanson, jusqu'à ce qu'intervienne une transition introduisant un second solo. Ce solo est une anthologie à lui tout seul, deux minutes absolument magiques où les notes défilent et s'enchaînent avec une grande harmonie. Une dernière (rare) petite chose qu'il convient de noter : chaque instrument a sa phrase musicale lors des passages calmes, on a trois pistes différentes pour une même chanson . La basse ne se contente pas de suivre la rythmique, la guitare acoustique sert de fond sonore tandis que le soliste place la mélodie principale. Une véritable petite merveille.

Après quatre titres tous aussi réussis les uns que les autres les 'Horsemen' déçoivent avec Trapped Under Ice (issue de la démo Impaler, du précédant groupe de Hammett, Exodus) et Escape, sans doute les deux plus mauvaises chansons de la période précédant le Black Album. Non seulement les musiques sont poussives à souhait, mais en plus James Hetfield les massacre littéralement au chant, et seuls quelques passages méritent un peu d'attention. Le comble est quand même la sirène ajoutée à la fin de Escape qui gâche encore plus cette chanson un peu faiblarde...

Autre chanson récupérée du temps d'Exodus (Die By The Sword) et inspirée du film Les Dix Commandements, Creeping Death nous fait vite oublier les deux chansons précédentes avec ses martèlements tonitruants et ses refrains entraînants à souhait ! Le paroxysme est à son comble après le solo de Hammett, le rythme chute brutalement et la guitare reprend le refrain sur un couple basse/batterie fonctionnant en parfaite harmonie. Hetfield intervient ensuite avec le célèbre refrain "Die, By My Hand, I Creep Across The Land, Killing First Born Man...", Burton et Hammett vociférant en choeur des "DIE !" des plus énergiques. En live le public éprouve une grande satisfaction à hurler ces "DIE !" lors de cette interlude.

L'album s'achève sur oeuvre instrumentale inspirée de l'univers de H.P Lovecraft et de son fameux Cthulhu (prononcez 'Kuh-Loo-loo'), sorte de créature ailée à la peau écailleuse et à la tête de pieuvre. Après un préambule joué en notes claires le climat ne cesse de s'obscurcir avec les arrivées progressives de la seconde guitare, de la basse, puis enfin de la batterie. La musique explose ensuite avec une rythmique riche et martelée, presque assommante, et une guitare à vous mettre des frissons dans le dos. Que dire de plus... The Call of Ktulu est une merveille d'ambiance sombre, un déluge de notes et de riffs bien calés et pensés. Indescriptible, Ktulu achève de façon magistrale cet album épique.

Avec Ride The Lightning Metallica montre qu'il est possible de faire du thrash subtile et riche en terme de création musicale. Les compositions sont mieux construites et indéniablement plus abouties que sur Kill'Em All. Les 'Four Horsemen' évitent de sortir une pale copie de Kill'Em All et signent un disque varié avec des compositions tantôt thrash, tantôt heavy, une ballade, et une instrumentale. On regrettera simplement une production un peu vieillote (mais ayant son charme !)

# Posté le mardi 08 juillet 2008 11:19

Metallica - Master of Puppets

Metallica - Master of Puppets
Master Of Puppets
Note : 19 / 20
Année : 1986


Deux ans après l'excellent Ride The Lightning Metallica nous sort un nouvel album, un album attendu au tournant. En effet, comment faire suite à Ride The Lightning sans décevoir ? C'est ce pari incroyable que Metallica a réussi avec Master of Puppets. Mais MoP n'est pas seulement le meilleur album du groupe, puisque s'il y a bien un album que l'on retrouve régulièrement en tête des classements hyper-subjectifs des meilleurs albums Metal, c'est bien Master of Puppets, et pour cause...

A l'instar de Ride, Master débute sur une intro acoustique particulièrement réussie. Le ton finit bien évidemment par monter avec l'arrivée de Lars, Cliff et de la distorsion. Dès leur arrivée on ressent une sorte de contrôle, de maîtrise d'une violence musicale parfaitement maîtrisée. Ce contrôle ne dure pas longtemps et James nous sort un de ses riffs monstrueux comme il est si bien habitué à en faire. Ca fuse de partout avant l'arrivée d'un des meilleurs break du groupe au milieu de la chanson, on retrouve là une nouvelle fois une puissance maîtrisée. Tout le monde se calme, la batterie apporte une dynamisme incroyable et le riff de Burton à la basse est parfait mais trop discret. Hammett vient ensuite placé le premier solo de MoP, et quel solo une fois encore. Et que dire de la fin d'une rare puissance, un rythme haché d'une lourdeur et d'une vitesse à vous bousiller les cervicales ! Battery parle de l'énergie dévastatrice, et rarement une chanson n'a aussi bien porté à son nom...
Blam... A peine a-t-on le temps de se remettre du déluge d'énergie de Battery que vient la chanson éponyme de l'album, chanson que beaucoup considère comme la plus grande réussite du groupe, et ce n'est pas pour rien étant donné le nombre de riffs tous plus hallucinants les uns que les autres. Il y a ces montées, ces refrains, ces paroles, ces soli, cette interlude... L'interlude de MoP... Sans doute l'une des meilleures choses faites par le groupe. Après un déluge de violence le groupe casse le rythme et nous pond une magnifique interlude mélodique de 30 secondes avec un solo de basse et un solo de guitare. A la fin de ce petit passage atypique Metallica nous démontre une fois encore son aptitude à contenir son énergie avec un passage en palm mute, très pesant, on sent le ton monter d'un cran encore. Vient ensuite le solo Thrash de Hammet, indéniablement réussi une fois encore et d'une technique à toute épreuve. Quelques mots sur les paroles tout de même, puisque celle de MoP figurent parmi les meilleures du groupe. Elles dénoncent la drogue, la perte de contrôle, la domination que peut avoir cette m*rde sur nos vies, le tout est bien sûr imagé et fait de façon subtile.

The Thing That Should Not Be est la chanson la plus Heavy de l'ère Thrash de Metallica. Du coup elle peut apparaître comme l'une des plus faibles de cette période. La chanson se base sur le roman Shadow Over Innsmouth de Lovecraft et est néanmoins assez bien faite, ni tout à fait ratée, ni tout à fait réussie, cette musique trouve sans doute autant de détracteurs que de fans, contrairement au reste des chansons qui doivent faire l'unanimité.
Comme sur RtL la quatrième piste est une 'power ballad'. Welcome Home (Sanitarium) s'inspire très fortement pour ses harmoniques de la chanson Rainbow Warrior du très méconnu Bleak House (le groupe n'a jamais sorti d'album). Sanitarium est pleine de passages variés, alternant guitare claire et grosse distorsion. La basse est omniprésente et fourni une excellente rythmique sur la guitare claire de Hetfield et les nombreux soli de Hammett. Le chant de James est ravageur et je défie quiconque de ne pas reprendre le refrain en coeur, un peu comme sur Battery ou MoP d'ailleurs. Comme dans toute 'power ballad' le rythme ne peut et ne doit pas rester lent, du coup les Four Horsement se lâchent sur des passages on ne peut plus rapide. A la fin on trouve le seul duel de guitare de Hammett et Hetfield, l'un mimant l'autre comme s'il était devant un miroir (pour reprendre l'explication du groupe).
Disposable Heroes est la première chanson véritablement engagée du groupe, dénonçant de façon générale la guerre, et ses paroles très fortes ont tout pour choquer. Le début est tonitruant et Ulrich démontre ici tout son talent de batteur avec là encore une violence contenue avec maestria. Après, des riffs inhumains se succèdent, d'une vitesse et d'une violence montrant toute la haine que l'on peut trouver sur un champ de bataille. Ah qu'elle était belle l'époque où les 'Horsemen' pouvaient nous pondre des rythmiques de cette trempe !
La mère de James Hetfield est morte à cause de son endoctrinement dans une secte, Leper Messiah est une chanson qui attaque de façon virulente ces sectes, et en particulier les télé évangélistes qui amassent des fortunes sur les gens les plus crédules. Très Heavy, cette chanson comporte néanmoins quelques passages Thrash. La basse est bien présente et apporte sans conteste une ambiance pesante au titre. Le pont précédant le solo renoue plus avec les premiers titres avec une cavalcade Thrash digne de The Four Horsemen ! A noter que Dave Mustaine (Megadeth), ex-guitariste du groupe, revendique l'écriture du riff principal, mais de là à savoir si c'est vrai...

On arrive presque à la fin du disque, et là on tombe sur une nouvelle instrumentale. Sachant à quel point la précédente était réussie on pouvait se demander si le groupe pouvait nous en sortir une autre du même acabit. Force est de constater que oui, Orion est la plus belle instrumentale écrite par le groupe, peut-être même leur meilleure musique. Le titre commence lentement en crescendo avant d'exploser littéralement, Hammett a le champ libre pour s'exprimer pleinement et nous offre de beaux soli interminables. En plein milieu on change complètement de rythme, passant du Heavy à du Jazz ! Cliff Burton était le membre du groupe qui avait le plus d'influences musicales et on sentait clairement quand il composait un morceau. Dans Orion on retrouve ainsi tout son talent de compositeur et il arrive à placer un solo de basse Jazzy absolument somptueux, léger, technique, mais trop court malheureusement ! Hammett et Hetfield viennent en effet vite rejoindre le bassiste avec leur guitare au chant de baleine (sic). C'est beau, aérien, envoûtant, magique... Après cette interlude de toute beauté on repart dans le lourd, et Hammett se lâche sur un solo encore ahurissant ! Les membres de Metallica montrent avec Orion leur capacité à changer de style, de tempo quand bon leur semble. Le mélange inattendu et surprenant fonctionne à merveille, les styles se rejoignent dans une grande harmonie, une véritable symbiose qui dure plus de huit minutes. Orion est la petite perle de ce CD culte. A savoir quand même, c'est cette musique là que Metallica a choisie pour les funérailles de Cliff, tragiquement décédé dans une accident de bus en Suède pendant la tournée de 1986.

Digne de Metal Militia ou de Fight Fire With Fire en terme de violence et vitesse, Damage Inc. clôt on ne peut mieux cet album mythique, refermant également la page Thrash des Four Horsemen. La chanson est véloce, les riffs rapides, les break sont énormes, le solo... Le solo... Une fois encore Hammett nous laisse bouche bée devant un torrent de notes impressionnant. La vitesse ne fait certes pas tout, mais quand c'est aussi bien fait, aussi bien construit, on en redemande. Damage Inc. est pleine de petites choses qui la rendent jouissive à souhait !

Master of Puppets est l'un des meilleurs CD Metal, difficile de ne pas être dithyrambique devant une telle oeuvre. Metallica a atteint une certaine forme de maturité avec ce disque. Les chansons sont construites avec subtilité, et maîtrisées de bout en bout. Les musiciens sont tous au sommet de leur art et MoP apparaît comme un disque d'une grande richesse, bourré de riffs et de breaks qui font la différence avec les autres groupes de l'époque ! Plein de musiciens de Thrash peuvent jouer aussi vite, sortir des soli du même niveau, mais peu sortent du lot autant que Metallica et son MoP !
Sur ce nouvel album, Metallica a également mis un point d'honneur à relier ses chansons à un rapport de domination nous conduisant à la mort comme le montre la pochette. Les mains de Dieu représentent la domination ; quant aux tombes, elles symbolisent les morts résultant de cette domination. La plupart des chansons se basent sur cette interaction. Master of Puppets n'est pas seulement un disque rempli de riffs tenant du génie, de soli démentiels... C'est aussi une oeuvre philosophique pleine de sens multiples, de dénonciations parfois imagées, parfois non. Ce petit plus ne fait que renforcer le fait que cet album soit une des plus belles réussites de l'histoire du Metal. Aussi culte que Machine Head (Deep Purple) ou Paranoid (Black Sabbath), Master of Puppets est un disque clairement incontournable !


# Posté le mardi 08 juillet 2008 11:32

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 04:52